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L'HISTOIRE DU TABAC

INTRODUCTION

Le Tabac est connue en occident pour sa toxicité sur l’organisme et la forte dépendance qu’il engendre. Depuis le rapport Doll en 1950 qui démontra la forte association entre consommation et cancer du poumon, cette plante n'a eu de cesse d’être attaquée et répudiée. Parallèlement cette même plante universelle est utilisée par la plupart des guérisseurs dans le monde depuis des milliers d’années. Elle est considérée comme plante sacrée très puissante. Elle est la plante centrale de la médecine amazonienne, elle soigne de nombreux maux et son usage fait partie de l’enseignement des guérisseurs. Paracelse disait « Tout est poison, rien n’est poison, ce qui fait le poison c’est la dose ». L’usage que l’on fait de la plante, la façon dont on manie son énergie, avec quels rituels et quelles intentions ont également leur importance. Pour les guérisseurs amazoniens, la dépendance à l’égard d’une plante sacrée provient d’un usage déritualisé de celle-ci, d’un mauvais usage, d’une profanation et d’un désaccord avec l’esprit de cette plante qui se retourne contre son usager. Un bon apprentissage de l’énergie de cette plante dans un bon cadre permet « d’apprivoiser » son esprit et d’en tirer les seuls bienfaits. Cet apprentissage est long et rigoureux. I. HISTORIQUE DU TABAC

Le Nicotiana rustica comme le Nicotiana tabacum sont originaires d’Amérique et l’homme les connaît depuis 18000 ans. Des experts en génétique végétale ont déterminé le lieu d’origine du Tabac. L’endroit où il s’est cultivé la première fois se situe dans la zone andine entre le Pérou et l’Equateur. Les premières cultures datent de 5000 à 3000 ans avant J.C. Plus tard il s’est étendu au nord. Quand l’Amérique fut découverte, son usage était développé sur tout le continent. Le nom de Tabac viendrait soit de l'île de Tobago dans l'archipel des petites Antilles où le tabac était cultivé, soit du nom que les indigènes donnaient à leurs pipes. Ce Tabac était fumé de façon quotidienne, mais également pour les grandes fêtes, en particulier religieuses, par les Incas et les Aztèques. Le Tabac avait pour eux la vertu de calmer la faim, de lutter contre la fatigue. Il était utilisé comme plante médicinale, soit pur soit associé à des feuilles de coca ou d'autres plantes.

Le 28 octobre 1492, lorsqu'ils débarquèrent de la Pinta sur le sol de Cuba, Luis de Torrès et Rodrigo de Jerez, compagnons de Christophe Colomb, interprétèrent le comportement des indiens comme des fumigations rituelles religieuses "Nous observâmes avec inquiétude ce qui nous a semblé être un sacrifice rituel par le feu, car nombre de ces indigènes portaient à leur bouche des tubes ou des cylindres se consumant à leur extrémité et ils les suçaient, des tubes à travers lesquels ils aspiraient de la fumée, et de leur apparent confort nous en déduisons qu'il doit s'agir d'un rituel important dont ils semblent éprouver une satisfaction des plus grandes. Nous vîmes même d'ailleurs ces indigènes s'offrir les uns aux autres ces tubes étranges et les allumer". Rodrigo de Jerez, à son retour en Espagne fut accusé de sorcellerie et emprisonné par l’Inquisition car seul le diable pouvait donner à un homme le pouvoir de sortir de la fumée par la bouche. Au fur et à mesure des expéditions explorant de plus en plus profondément les terres indiennes, on découvrit qu'on fumait partout, soit des feuilles roulées en cylindre, soit en aspirant la fumée à travers un tuyau ou un roseau. On utilisait aussi cette herbe séchée en la mâchant, en la suçant, ou même en boisson. En 1527 Barthélemy de Las Casas, qui avait accompagné Colomb en 1492 et en 1502, en parle dans son ouvrage "Historia de las Indias". "Ce sont des herbes sèches, enveloppées dans une certaine feuille, sèche aussi, en forme de ces pétards en papier que font les garçons à la Pentecôte. Allumés par un bout ou par l'autre, ils le sucent ou l'aspirent ou reçoivent avec leur respiration vers l'intérieur cette fumée, dont ils s'endorment la chair et s'enivrent presque. Ainsi ils disent qu'ils ne sentent pas la fatigue". En 1535, Gonzalo de Oviedo y Vélasquez dans « l’Histoire Générale des Indes » décrivent la plante et ses usages. Les Européens, marins ou explorateurs, initiés par les Indiens, se mirent à fumer et répandirent rapidement l'usage du Tabac de l'autre côté de la Cordillère des Andes où il n'était pas encore connu, au Pérou avec Pizarro et Almagro, au Chili vers 1540. Le navigateur Cortez en avait déjà envoyé des graines en 1518 à Charles Quint. En 1556 Le moine angoumois André Thevet ramène pour la première fois des graines de Tabac en France. En 1559 sous les ordres de Felipe II, Hernández de Boncalo, chroniste et historien des Indes fut celui qui rapporta les premières graines de Tabac en Espagne. Ces graines furent plantées sur les terres situées autour de Toledo dans une zone appelée los Cigarrales parce que ces terres avaient l’habitude d’être envahies par des cigales, quelques historiens soutiennent que le nom de cigarette proviendrait de cette circonstance (cigarra = cigale). En 1560 Jean Nicot, ambassadeur de France au Portugal, croyant à l'effet curatif de la plante, envoie de la poudre à la Reine Catherine de Médicis afin de traiter ses terribles migraines (ou celles de son fils François II, on se sait pas vraiment). Il l’introduit donc sous sa forme aspirée. Le traitement a du succès et le Tabac devient ainsi “l'herbe à la Reine” dont la vente sous forme de poudre est réservée aux apothicaires. En l'honneur de Jean Nicot, Linné introduit la dénomination du Tabac en Nicotiana dans sa classification botanique. Dans sa lettre au cardinal en avril 1560 il écrit : "J'ai recouvré une herbe d'Inde merveilleuse et expérimenté la propriété contre le noli me tangere (dermatose prurigineuse), les fistules déplorées comme irrémédiables par les médecins et de prompt et singulier remède aux nausées. Cette utilisation médicinale a favorisé la progression de l'usage, en particulier dans les sociétés aristocratiques et bourgeoises. C'était un remède universel, adapté aux maladies les plus diverses. Le Tabac guérissait nausées, plaies, ulcères, dartres, morsures de chiens enragés, rhumatismes. Comme il coûtait cher, Catherine de Médicis encouragea sa culture en Bretagne, en Gascogne et en Alsace. En 1561 Il fut introduit en Italie par le Cardinal Prospero de Santa-Croce et le Nonce Tornadon. En 1563, les huguenots fuyant les persécutions introduisent le Tabac en Allemagne. Les Anglais estiment que l’Amiral Drake aurait rapporté le Tabac de Virginie avec une priorité sur Nicot, mais ce serait en fait le second de Drake, John Hawkins qui aurait introduit en 1565 les premières feuilles de Tabac en Angleterre. En 1570, un ouvrage consacré au Tabac, le Stirpium Adversa Nova était publié par deux botanistes français émigrés, L'Obel et Pena. Parmi les propriétés du Tabac, ils notaient que les fumeurs sont censés calmer leur faim et apaiser leur soif avec le Tabac, que la fumée provoque une ivresse agréable et une incroyable sensation de calme, qu'elle restaure leur force et rafraîchit leur esprit, et se déclare particulièrement efficace contre les douleurs, les blessures, les affections de la gorge, de la poitrine, de la fièvre, de la peste... En 1570 on le trouve en Autriche, en 1580 en Turquie, en 1593 au Maroc, en 1595 en Corée, au Japon et en Chine. Depuis son engouement européen, le Tabac a toujours sollicité des jugements opposés et un combat : Selon l'Histoire Générale des Drogues de Pomet, les effets du Tabac sont très bénéfiques. . « La vertu du Tabac c'est d'être vomitif, purgatif, vulnéraire, céphalique. Il convient à l'apoplexie, paralysie et aux catarrhes. Il décharge le cerveau d'une lymphe dont la très grande quantité ou mauvaise qualité incommode cette partie. L'usage, en fumé ou mâché convient dans les maux de dents, la migraine, les fluxions de tête, dans la goutte, les rhumatismes et autres causées par un dépôt d'humeurs glaireuses ; les feuilles sont employées pour plusieurs compositions galéniques; appliquées sur les ulcères et sur les plaies, les nettoie et consolide assez promptement; l'on pile ces feuilles et on les fait infuser dans du vin ou bouillir dans de l'huile d'olive, elles sont vulnéraires, détersives et résolutives ». La décoction est quelquefois employée dans les lavements pour l'apoplexie, la léthargie et lorsqu'il s'agit d'expulser les excréments. Le sirop du Tabac est employé dans l'asthme et dans les toux opiniâtres.

Le Dr. Pécholier dans le Dictionnaire des Sciences Médicales de 1885, il y a environ 100 ans défendait encore le Tabac comme plante médicinale : « Lorsqu'on trouve dans une substance des effets aussi énergiques sur le corps vivant que ceux du Tabac et de la nicotine, nous estimons qu'on doit les croire capables de produire des modifications thérapeutiques de premier ordre ». Le Sganarelle de Molière: « C'est le plaisir des honnêtes gens, et qui vit sans Tabac est indigne de vivre ». George Sand écrivait: " Le cigare est partout, il est le complément indispensable de toute vie oisive et élégante, tout homme qui ne fume pas est un homme incomplet. Le cigare a remplacé aujourd'hui les petits romans du XVIIIe siècle, le café et les vers alexandrins. Le cigare endort la douleur, distrait l'inaction, nous fait l'oisiveté douce et légère et peuple la solitude de mille gracieuses images". Zola défendait le Tabac de la manière suivante: "J'ai cessé de fumer il y a dix ou douze ans sur le conseil d'un médecin, à une époque où je me croyais atteint d'une maladie de cœur. Mais croire que le Tabac a une influence sur la littérature française, cela est si gros qu'il faudrait vraiment des preuves scientifiques pour tenter de le prouver. J'ai vu de grands écrivains fumer beaucoup et leur intelligence ne pas s'en porter plus mal. Si le génie est une névrose, pourquoi vouloir la guérir? La perfection est une chose si ennuyeuse que je regrette souvent de m'être corrigé du Tabac". De même, pour Freud, le Tabac stimulait le travail intellectuel. L'absence de ses cigares provoquait chez lui une angoisse Quand aux indiens, depuis l’apparition du Tabac sur leur terre ils s’en servent à des fins magico-religieuses et médicinales. Les chamanes en absorbent des quantités prodigieuses afin d'entrer dans des transes leur donnant des pouvoirs surnaturels grâce à une communication avec les esprits. Toutes les voies d'administration sont utilisées: fumée, chique, prise, mais aussi ingestion de jus et de sirops de Tabac, léchage de pâte de Tabac, lavements avec des décoctions de tabac, applications sur la peau et dans les yeux. Les doses sont massives, aboutissant à la reproduction d'un processus de mort, commençant par maladie (nausées, vomissements, prostration), puis agonie (tremblements, convulsions), et enfin mort apparente (arrêt respiratoire), le tout suivi d'une résurrection, la dose ayant été savamment calculée. Triompher de la mort confère ainsi au chamane le pouvoir de guérir. Il faut y ajouter toutes les visions et prédictions faites dans cet état Il s’utilise également dans des rituels comme par exemple souffler les visages des guerriers avant la lutte ou encore se renversait sur le corps des femmes avant une relation sexuelle et également dans des rituels de purification. Les indiens le disséminaient sur les cultures et il servait d’offrande aux dieux pour assurer des bonnes récoltes. En 1642 Le pape Urbain VIII publie, lui, une Bulle contre le Tabac : « Interdisons et défendons à tous en général et à chacun en particulier, aux personnes de tout sexe, aux séculiers, aux ecclésiastiques, à tous les ordres religieux, à tous ceux faisant partie d'une institution religieuse quelconque, de prendre dans la suite sous les portiques et dans l'intérieur des églises du Tabac, soit en le mâchant, en le fumant dans des pipes, ou en le prenant en poudre par le nez ; enfin, de n'en user de quelque manière que ce soit. Si quelqu'un contrevient à ces dispositions, qu'il soit excommunié ». Kerckring décrit dans son précis d'anatomie l'autopsie de fumeurs : « on est loin des vertus de la plante médicinale. La langue des cadavres est noire et dégage une odeur de poison, la trachée est bouchée par la suie, comme une poêle, les poumons sont secs et presque friables. Le corps donne l'impression, dans son ensemble, que l'on avait allumé du feu dans les organes » Amurat IV, empereur des Turcs, Boris, Tsar de Moscovie et le Shah de Perse en interdirent strictement l'usage. En 1857, The Lancet publiait l'opinion de 50 médecins sur l'usage du Tabac. Les opposants lui reprochaient la perte de certaines capacités intellectuelles, l'apparition de troubles visuels, et lui attribuaient l'augmentation de la criminalité. Plus intéressés, d'autres virent le parti qu'on pouvait tirer de cet engouement. En 1621, en France, Richelieu augmenta considérablement la taxe sur le Tabac. En 1674, Colbert créa une ferme d'état ayant le monopole de la vente, les fraudeurs risquant les galères et, plus tard, la décapitation. Il étendit ultérieurement ce fermage à la fabrication. En 1720, Cette ferme fut cédée à la Compagnie des Indes, et abolie à la révolution. En 1811, Napoléon 1er rétablit le monopole des Tabacs sous forme d'une régie d'état. La SEITA. En 1877 était fondée l'Association Française contre l'Abus du Tabac qui, en 1888, organisa un concours doté d'un prix de 1000 F sur le thème "Des effets du Tabac sur la santé des gens de lettres et de son influence sur l'avenir de la littérature française". Le Docteur Maurice de Fleury obtint le prix et reproduisit l'essentiel de son mémoire dans son ouvrage Introduction à la médecine de l'esprit. Le cancer du poumon et l'infarctus du myocarde étaient alors inconnus, si bien que c'est sur les effets psychiques du Tabac, sur son éventuelle action délétère sur l'intelligence, la conscience et la morale que se partageaient les avis des hommes de lettres et des savants de la fin du XIXe siècle. Selon De Fleury, le Tabac avait fait de Byron "le plus désespéré des hommes, le moins énergique des lutteurs, le plus aisément vaincu par la vie". Le tabac inspirait à Goethe une répugnance qu'il estimait devoir être partagée par tout homme doué de goût et de discernement. Alexandre Dumas fils décrivait dans une de ses lettres son expérience: "Moi, qui avait heureusement commencé très tard à fumer, j'y ai renoncé malgré une grande habitude prise très vite, comme toutes les mauvaises, quand j'ai vu que le Tabac me donnait des vertiges, lesquels ont disparu dans les six mois suivant la cessation (...). Le Tabac est selon moi, avec l'alcool, le plus redoutable adversaire de l'intelligence, mais rien n'en détruira l'abus; les imbéciles étant les plus nombreux et le Tabac n'ayant rien à détruire en eux". Balzac, grand buveur de café, faisait de la propagande contre le tabac Ses personnages fumeurs étaient traités avec grand mépris. Victor Hugo ne fumait pas et personne n'avait jamais fumé chez lui. Il écrivait: "Le Tabac change la pensée en rêverie. La pensée est le labeur de l'intelligence, la rêverie en est la volupté. Malheur à celui qui tombe de la pensée dans la rêverie. Remplacer la pensée par la rêverie, c'est confondre un poison avec une nourriture". Barbey d'Aurevilly affirmait dans Les diaboliques: "Le Tabac engourdit l'activité". Théodore de Banville, bien qu'adepte passionné de la cigarette, écrivait: " Le fumeur ne peut être ni un ambitieux, ni un travailleur, ni, à de très rares exceptions près, un poète ou un artiste. La cigarette n'est que rêve et résignation, passe-temps meurtrier, complètement inutile". En 1900, on produisait en France un million de cigarettes. En 1923, dix milliards, en 1939, près de 20 milliards. La cigarette a donc complètement supplanté tous les autres modes d'usage. La prise et la chique ne sont plus guère utilisées que lorsqu'il est vraiment impossible de fumer, par risque d'incendie ou d'explosion, ou dans les sous-marins. Pourtant certaines pratiques sont tenaces, comme le snuff-dipping chez les femmes de Caroline du nord. Cela consiste à placer de la poudre à priser entre lèvre et gencive. Il s'agit en générale de moist-snuff, c'est à dire d'une poudre à priser humide et aromatisée. Une forme plus "hygiénique" s'est énormément développée aux Etats-Unis et en Scandinavie sous forme de petits sachets de papier poreux contenant du Tabac en poudre (Skoal bandits, Copenhagen), en particulier parmi les jeunes. Huit millions d’adolescents américains en seraient des adeptes. En 1950 le rapport de Doll, démontrait, sans le secours d'ordinateurs, qu'il existait une forte association entre la consommation de Tabac et le cancer du poumon. Cette liaison avait en fait déjà été démontrée en 1939 en Allemagne par Franz H. Müller, et en 1943 par E. Shairer et E. Schöninger qui avaient utilisé pour la première fois à ce propos la méthode épidémiologique des cas-contrôle. Les épidémiologistes allemands avaient également vu les complications vasculaires du tabagisme. Depuis, les études épidémiologiques ont largement prouvé que cette association était une relation de cause à effet, une des plus belles illustrations en étant que la seule population où l'on ait observé une diminution de l'incidence des cancers bronchiques est celle des médecins anglais, et que c'est la seule population qui se soit arrêtée en masse de fumer. (R. Molinard, Carmen Bernand 2002) Qu’en est –il aujourd hui ? La production et la vente de Tabac en France font l'objet d’une réglementation, mais ne sont plus depuis 1995 un monopole d’État. La distribution, assurée par les débitants de Tabac fait l’objet d’une taxation particulière. Suite à la loi Veil (1976), la loi Évin (1991), codifiée dans le code de la santé publique et dans le code du travail, interdit notamment :

- De fumer dans les lieux affectés à un usage collectif (y compris les locaux des gares et moyens de transport), sauf dans les emplacements expressément réservés aux fumeurs ; ces lieux sont définis par décret. - Propagande ou publicité, directe ou indirecte, en faveur du tabac et des produits dérivés. - Toute distribution gratuite. - Toute opération de parrainage liée au tabac. - La vente de Tabac aux moins de 18 ans. Depuis fin 2005, l’interdiction s'étend à tous les avions (pour des raisons de sécurité) et tous les trains. Progressivement tous les pays se dotent d'une règlementation interdisant le tabagisme sur le lieu du travail ainsi que dans les lieux de convivialité (restaurants, bars, etc.). Le décret no 2006-1386 du 15 novembre 2006 fixe les conditions d’application de l’interdiction de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif. Il redéfinit les normes s'appliquant aux lieux qui peuvent être expressément réservés aux fumeurs. Il est entré en vigueur le 1er février 2007 et appliqué le 1er janvier 2008. Ces lieux, appelés couramment fumoirs, devront être fermés et ventilés spécifiquement. Parallèlement, un processus de récupération des usages rituels et thérapeutiques du Tabac est en train de se mettre en place dans plusieurs centres de recherche en médecine traditionnelle en Amérique du sud et en France


Mémoire de Céline OCHEM